Les symboles et les signes sont nécessaires ; sans eux, rites et cérémonies peuvent perdre une partie de leur signification spirituelle. Ces symboles et ces signes doivent être clairs, compréhensibles, porteurs d’un message spirituel qui renforce, pour ceux qui les perçoivent, l’engagement à une vie chrétienne.

Directives pour le renouveau de l’Ordre au seuil du IIIe millénaire, 1999, 47.

L’appendice II des statuts de l’Ordre explicite la symbolique de ses attributs :

Croix de Jérusalem

Préambule

La croix ayant une traverse à l’extrémité de chaque branche est dite potencée.

Au temps des Croisades, la croix potencée, complétée par quatre croisettes aux quatre cantons, est devenue la devise et l’emblème de l’ordre du Saint-Sépulcre.

Elle est dite croix de Jérusalem ou croix de Godefroy de Bouillon, parce que la tradition veut que le premier à l’avoir portée fut le conquérant de Jérusalem.

Elle est aussi dite croix quintuplée, parce qu’elle évoque les cinq plaies du Christ, et la couleur rouge de l’emblème des chevaliers est un pieux rappel du sang répandu au Calvaire. En revanche, la croix d’or (blason du royaume de Jérusalem, de la Palestine et du royaume de Chypre) symbolise l’immense valeur de la Passion.

Dans les anciens statuts de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, datant de 1099 et publiés par Antoine Regnault à Lyon en 1573, on trouve à l’article 4 ce qui suit :

En plus, en l’honneur de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour le respect que nous portons au souverain pontife, au Siège apostolique, et par obéissance aux vicaires du Christ sur terre, ainsi qu’aux évêques de la grande cité de Rome, nous avons adopté humblement les saintes croix ; avec ces croix, nous avons signé, nous et nos soldats, en l’honneur des cinq plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour mieux nous unir contre les infidèles, et pour nous distinguer, nous et le peuple chrétien tant vivant que mort, dans les régions des infidèles.

De plus, nous avons décidé de fonder l’Ordre du Saint-Sépulcre de notre ville de Jérusalem, en honneur et révérence de la très sainte Résurrection, et à notre nom de chrétien, nous avons ajouté la dignité de primat de cet ordre ; nous avons voulu que lesdites croix rouges, en l’honneur des plaies infligées à Notre Seigneur Jésus-Christ, soient portées par les chevaliers dudit ordre. Beaucoup les ont reçues afin qu’ils puissent être reconnus par nous et par les infidèles au cas où ils pourraient être écartés ou empêchés de demeurer au service de l’armée.

Armoiries

Article 1er

L’Ordre, par tradition antique, porte les armoiries attribuées au royaume latin de Jérusalem, qui sont d’argent à la croix de Jérusalem d’or, mais émaillée couleur sang.

Casque d’or cimé de la couronne d’épines de Notre Seigneur Jésus-Christ, avec un monde croisé, flanquée de deux bannières d’argent chargées d’une croix de Jérusalem de gueules.

Tenants : deux anges en dalmatique de gueules, celui de dextre tenant une bannière croisée, celui de senestre tenant un bourdon et une coquille.

Devise : Deus lo vult (« Dieu le veut ») en lettres capitales romaines sur un listel bifide placé sous la pointe de l’écu.

Les Normes de comportement approuvées par le Cardinal Grand Maître le 15 septembre 2006 ajoutent (p. 18) :

Le blason de l’Ordre, faisant l’objet de l’article 1er de l’annexe II des statuts, ne peut être apposé que sur les actes et sur le papier à en-tête des plus hautes charges opérationnelles de l’Ordre et du Grand Magistère.

La lieutenance peut utiliser le blason suivant : écu d’argent à la croix de Jérusalem émaillée de couleur sanguine, casque cimé de la couronne d’épines de Notre Seigneur Jésus-Christ avec un monde croisé, flanquée de deux bannières d’argent chargées d’une croix de Jérusalem de gueules, avec la devise : « Deus lo vult » en lettres capitales romaines sur un listel bifide placé sous la pointe de l’écu […].

Les [provinces], dans leurs actes ou papier à en-tête, ne peuvent utiliser que le blason suivant : écu d’argent à la croix de Jérusalem émaillée de couleur sanguine, avec la devise : « Deus lo vult » en lettres capitales romaines sur un listel bifide placé sous la pointe de l’écu […].

Les [commanderies], dans leurs actes ou papier à en-tête, ne peuvent utiliser que le blason suivant : croix de Bouillon écarlate […].

Manteau

Dans certaines cérémonies religieuses, les membres de l’Ordre portent depuis 1907 un manteau :

Article 5

2. Le manteau est une roue entière de drap blanc ivoire, arrivant jusqu’à 10 centimètres sous le genou, avec col de velours blanc, attaches de cordon blanc, avec satin blanc à l’avant, croix de Godefroy de Bouillon (de 25 centimètres de hauteur) en drap rouge, sur le cœur. […]

4. Les dames portent une robe montante à manches longues, voile noir sur la tête et manteau de velours de soie noire (doublé de soie noire) avec la croix de Godefroy en drap rouge fileté d’or.

Article 7

Les prêtres membres de l’Ordre peuvent utiliser le rochet, avec soutane noire — à moins que, à cause d’autres titres, ils puissent porter une soutane de couleur violette ou crème —, et la mosette de laine blanche, de dimension normale, avec la croix de Godefroy de Bouillon (20 × 20 centimètres) écarlate sur l’épaule gauche.

S’ils ne portent pas la mosette, ils peuvent endosser le manteau d’uniforme.

Les Directives pour le renouveau de l’Ordre au seuil du IIIe millénaire du 3 mai 1999 précisent :

48. Le manteau, habit de chœur ou d’église, symbolise le vêtement des élus et le manteau de justice (Isaïe, LXI, 10), témoignage de notre union de grâce avec le Christ, l’Agneau immaculé.

Enfin, les Normes de comportement du 15 septembre 2006 ajoutent :

L’uniforme historique de l’Ordre n’est plus utilisé, du fait qu’en raison de l’évolution historique de l’Ordre, son ancienne dénomination militaire (dont il reste une trace dans le trophée qui surmonte les décorations de l’Ordre) n’a pas été confirmée. L’image paramilitaire que donne aujourd’hui l’utilisation de l’uniforme ne correspond plus à une institution vaticane dédiée à la charité.

L’utilisation du manteau se rattache aux usages de la chevalerie croisée où, pour distinguer l’appartenance des chevaliers à des ordres, des institutions ou des formations différentes, la couleur du manteau et les insignes qui y étaient apposées constituaient l’élément d’identification.

Le manteau (avec toque, mantille ou voile et gants blancs) constitue aujourd’hui le seul « uniforme » de l’Ordre, à porter uniquement dans l’église à l’occasion des cérémonies organisées par l’Ordre ou des cérémonies non organisées par celui-ci mais auxquelles l’Ordre se fait officiellement représenter.

Le manteau peut donc être assimilé à l’habit d’église des membres de l’Ordre et, en tant que tel, il doit être porté avec le respect qui lui est dû et jamais en dehors du site où se déroule la cérémonie religieuse.

Le manteau est porté, selon les circonstances, sur la tenue de soirée ou sur la tenue de ville.

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