Le Secrétariat de solidarité pour les écoles et institutions catholiques de Terre sainte, créé en 1977 à l’initiative de la ROACO, est installé à Jérusalem sous l’autorité du délégué apostolique à Jérusalem et en Palestine. Avec la collaboration des nonciatures en Israël, en Jordanie et à Chypre, il aide à obtenir les fonds nécessaires au bon fonctionnement des écoles et institutions catholiques, notamment de la part des conférences épiscopales, et produit des statistiques annuelles. Il soutient aussi les activités pastorales, éducatives et caritatives des ordinaires catholiques de Terre sainte, et aide des jeunes chrétiens pauvres à poursuivre en Terre sainte leurs études supérieures.

Les gouvernements, les associations et les bienfaiteurs étrangers envoient du matériel ou une aide financière pour acheter de la nourriture pour les Palestiniens qui n’ont pas de travail. Des tonnes de vivres ont été distribuées. Bien souvent, les vivres qui sont offerts, sont choisis selon les habitudes et les cultures alimentaires des donneurs ou selon les rations caloriques nécessaires dans des pays aux climats différents.

Les Palestiniens ont leur propre culture et leurs propres traditions culinaires. Au petit déjeuner, un européen consommera du pain, du beurre, du jambon, une brioche, du café et du lait. Un Palestinien mangera du zaatar, falafel, zeit, zeitoun et boira du thé. Les choix faits par nos organisations locales et par nos nombreuses communautés diocésaines et religieuses s’orientent davantage vers le besoin de fournir un travail à un chômeur, de sorte qu’il puisse gagner son propre pain dignement ou encore vers le soutien de petits projets qui impliqueront la population chrétienne quant à leurs réalisations. Diocèse, maisons religieuses, écoles, tous utilisent l’argent qu’ils reçoivent non pas en tant que dons à répartir par charité, mais pour créer des postes de travail.

Cette façon d’agir ne doit pas être considérée comme une utilisation incorrecte de l’aide reçue. Une action qui engendre la possibilité de travailler est une action qui soutient la dignité humaine. Les dons sont rapidement dépensés et condamnent un être humain à la paresse et à l’oisiveté, en l’obligeant à devenir dépendant de subsides.

Pour un travailleur, l’argent gagné par sa propre sueur a plus de valeur que celui reçu par charité : cela le rend indépendant, préserve sa dignité et lui donne plus d’assurance pour le futur. Ainsi, moins de subsides et plus de travail.

Un peu moins de pain mais plus d’argent à investir dans les activités qui aideront à mener une vie plus digne.

Père Pietro Felet,
Président du Secrétariat de solidarité.
Intervention à la réunion de la ROACO de 2004.

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