(1880 – 1954)
cardinal, chevalier de grand-croix

À Venegano, près de Varèse, en Lombardie, l’an 1954, le trépas du bienheureux Alfred-Ildefonse Schuster, évêque de Milan. Moine dès sa jeunesse, puis abbé de Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, il fut appelé à occuper le siège de saint Ambroise. Homme de doctrine et de sagesse, il mit toutes ses forces à remplir son rôle de pasteur pour le bien de son peuple.

Martyrologe romain, 30 août.

Moine bénédictin, il fut sacré archevêque de Milan en 1929 et créé cardinal par le pape Pie XI la même année. S’il fut chargé tout au long de son sacerdoce de tâches exigeantes, l’amour de l’apprentissage et son dévouement à l’étude firent de lui un vrai fils de saint Benoît et lui assurèrent la confiance de ses pairs et le succès de ses entreprises. Par ailleurs, son prédécesseur, Mgr de Saint-Charles-Borromée, devint son modèle lorsqu’il imita son zèle dans la défense de la pureté de la foi et la promotion du salut des âmes, cela croissant grâce à la vie sacramentelle de la piété et la connaissance des doctrines chrétiennes. Sa présence parmi le peuple a été constante et continue, appuyée en cela par sa sagesse et sa maîtrise de la liturgie catholique. Passionné d’archéologie, d’art sacré et d’histoire monastique et liturgique, il participa en 1937 aux cérémonies du centenaire de la refondation de l’abbaye de Solesmes qu’il affectionnait particulièrement. Le 25 avril 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il organisa la reddition de Benito Mussolini sans effusion de sang par une rencontre entre ce dernier et les partisans dans le cadre de l’archevêché. Il proposa aussi à Mussolini de demeurer dans l’archevêché, sous sa protection, pour se rendre ensuite aux Alliés. Mais le Duce refusa, préférant tenter la fuite. Il mourut en 1954 en prenant congé de ses séminaristes par ces mots : « Les gens ne semblent plus se laisser convaincre par notre prédication, mais face à la sainteté, ils croient encore, s’agenouillent et prient. […] N’oubliez pas que le diable n’a pas peur de notre sport ou de nos cinémas ; cependant, il a peur de notre sainteté ».

Mort le 30 août 1954, il fut béatifié en 1996 et sa mémoire est célébrée à l’anniversaire de sa mort.

Les trois éléments constants de spiritualité qui furent ceux du bienheureux Alfredo Ildefonso Schuster sont la joie, la confiance et l’espérance.

Jean-Paul II, homélie de béatification, Rome, 12 mai 1996.

Prière

Père à l’origine de tout, nous Vous louons et nous Vous remercions pour le bienheureux cardinal Alfredo Ildefonso Schuster. Son exemple de bon berger et d’homme infatigable à la prière est pour nous un témoignage de la paix. Seigneur Jésus, fils de Dieu, par votre amour, le Cardinal était un serviteur passionné de tous, désireux de consacrer tous les jours de sa vie à ce que chacun puisse Vous trouver, Vous le Seigneur de la vie, de la paix et de la joie. Son exemple nous inspire et ses prières nous accompagnent, parce que la vie nous donne d’être au service de chaque être humain. Esprit d’amour qui nous rends saints, accorde-nous de recueillir son appel à la sainteté. Donne-nous, comme il l’a fait, d’aimer les pauvres, les oubliés, les persécutés ; donne-nous la force de parler avec tous nos frères, avec la confiance nécessaire pour faire germer les graines de Ton amour dans tous les cœurs. Amen.