(1835 – 1914)
pape, grand maître

Mémoire de saint Pie X, pape. Successivement curé de paroisse, évêque de Mantoue, puis de Venise, enfin élu évêque de Rome, il se donna comme règle de conduite et de gouvernement de tout restaurer dans le Christ, ce qu’il accomplit avec simplicité d’âme, pauvreté et vigueur, en cherchant à développer parmi les fidèles la vie chrétienne au moyen de la participation à l’Eucharistie, de la dignité de la liturgie et de l’intégrité de la doctrine. Il mourut en 1914 et fut inhumé près de saint Pierre.

Martyrologe romain.

Giuseppe Sarto, tel était son nom, né à Riese (Trévise, Italie) en 1835 dans une famille d’agriculteurs, fut ordonné prêtre à l’âge de 23 ans, après des études au séminaire de Padoue. Il fut d’abord vicaire de Tombolo, ensuite curé à Salzano, puis chanoine de la cathédrale de Trévise avec charge de chancelier épiscopal et de directeur spirituel du séminaire diocésain. Au cours de ces années de riche et généreuse expérience pastorale, le futur souverain pontife manifesta un profond amour pour le Christ et son Église, ainsi que l’humilité, la simplicité et la grande charité envers les personnes les plus indigentes, qui caractérisèrent toute sa vie. En 1884, il fut nommé évêque de Mantoue et en 1893 patriarche de Venise. Le 4 août 1903, il fut élu pape, ministère qu’il accepta après quelques hésitations, car il ne se considérait pas à la hauteur d’une charge si élevée.

Le pontificat de saint Pie X a laissé une marque indélébile dans l’histoire de l’Église et fut caractérisé par un effort important de réforme, résumé dans la devise instaurare omnia in Christo, « renouveler toute chose dans le Christ ». En effet, ses interventions bouleversèrent les divers milieux ecclésiaux. Dès le début, il se consacra à la réorganisation de la Curie romaine ; puis il lança les travaux de rédaction du Code de droit canonique, promulgué par son successeur Benoît XV. […] Un autre domaine important fut celui de la formation doctrinale du peuple de Dieu. […]

Il consacra une grande attention à la réforme de la liturgie, en particulier de la musique sacrée, pour conduire les fidèles à une vie de prière plus profonde et à une participation plus pleine aux sacrements. […]

Fidèle à la tâche de confirmer ses frères dans la foi, saint Pie X, face à certaines tendances qui se manifestèrent dans le domaine théologique à la fin du XIXe siècle et aux débuts du XXe siècle, intervint avec décision, condamnant le « modernisme », pour défendre les fidèles de conceptions erronées et promouvoir un approfondissement scientifique de la Révélation, en harmonie avec la tradition de l’Église. […]

Benoît XVI, audience générale du 18 août 2010.

Taciturne et laissant plutôt parler les événements, il dit : « Le prêtre est la lumière du monde. Nous, prêtres, nous avons à remplir le rôle du Christ, n’avoir donc avec Lui qu’un même vouloir, une même affection, comme Lui, être saint, innocent et sans tache. Un prêtre saint fait un saint peuple. »

Élu pape, il accepta son élection « comme une croix » ; « que la volonté de Dieu soit faite », dit-il. Il reste connu pour son sens de la justice et de l’humilité. Dans son testament, il écrivit : « Je suis né pauvre, j’ai vécu pauvre et je suis sûr de mourir très pauvre… »

Seul membre de l’Ordre à avoir été canonisé, il réforma ses statuts par la lettre apostolique Quam multa te Ordinemque du 3 mai 1907 afin de renforcer son caractère pontifical et de consolider sa présence en Terre sainte. Il se réserva la grande maîtrise et introduisit la collation directe par le pape. On doit par ailleurs à ce bref l’institution de représentants locaux et l’ajout à l’uniforme du manteau qui devait le supplanter.

De l’ensemble de sa vie, il faut surtout retenir l’exemplarité de ce petit paysan devenu berger de l’Église, le renouvellement de la liturgie et de la catéchèse, la béatification du curé d’Ars, qui lui permet de rappeler le rôle pastoral du clergé, et surtout son appel à la communion fréquente à laquelle il appelle désormais les petits enfants.

Mort le 20 août 1914, il a été canonisé en 1954, et sa mémoire est célébrée le 21 août.

Certes, nous traversons une époque funeste, et nous avons le droit de pousser cette plainte du prophète : « Il n’est plus de vérité, il n’est plus de miséricorde, il n’est plus de science sur la terre. La malédiction et le mensonge et l’homicide et le vol et l’adultère débordent de partout » (Osée, IV, 1-2). Cependant, du milieu de ce qu’on peut appeler un déluge de maux, l’œil contemple, semblable à un arc-en-ciel, la Vierge très clémente, arbitre de paix entre Dieu et les hommes. « Je placerai un arc dans la nue et il sera un signe d’alliance entre moi et la terre » (Genèse, IX, 13). Que la tempête se déchaîne donc, et qu’une nuit épaisse enveloppe le ciel : nul ne doit trembler, la vue de Marie apaisera Dieu et Il pardonnera. « L’arc-en-ciel sera dans la nue, et à le voir, je me souviendrai du pacte éternel » (Genèse, IX, 16). « Et il n’y aura plus de déluge pour engloutir toute chair » (Genèse, IX, 15). Nul doute que si nous nous confions, comme il convient, en Marie, surtout dans le temps que nous célébrons avec une plus ardente piété son Immaculée Conception, nul doute, disons-nous, que nous ne sentions qu’elle est toujours cette Vierge très puissante « qui, de son pied virginal, a brisé la tête du serpent » (office de l’Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie).

Saint Pie X,
lettre encyclique Ad diem illum lætissimum sur la dévotion à la Très Sainte Vierge, 2 février 1904.

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