La liturgie et les symboles

46. La liturgie chrétienne comprend des symboles et des signes que l’on peut étudier par le moyen des sciences humaines, mais que l’on ne peut comprendre que par la foi et l’appartenance à l’Église. Comme l’a enseigné le concile Vatican II : « dans la liturgie, Dieu parle à son peuple ; le Christ annonce encore son Évangile. Et le peuple répond à Dieu par les chants et la prière [Concile Vatican II, constitution sur la sainte liturgie Sacrosanctum concilium, 33] ».

47. Les symboles et les signes sont nécessaires ; sans eux, rites et cérémonies peuvent perdre une partie de leur signification spirituelle. Ces symboles et ces signes doivent être clairs, compréhensibles, porteurs d’un message spirituel qui renforce, pour ceux qui les perçoivent, l’engagement à une vie chrétienne. L’Église, avec les réformes introduites dans sa liturgie ces dernières décennies, offre à l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem une façon d’agir et un modèle pour actualiser et réformer ses cérémonies et ses rites.

Les symboles évocateurs utilisés par l’Ordre

48. L’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem possède, avec l’accord de l’Église, ses propres rites et cérémonies qui expriment ses caractères distinctifs, ainsi que sa mission au sein du corps mystique du Christ, qui est l’Église.

Le sépulcre du Christ est le grand symbole de cette association particulière de fidèles dévoués à accomplir cette mission et à atteindre les objectifs qui leur ont été confiés par l’Église.

Parmi les autres symboles qui sont chers à l’Ordre et le caractérisent, il y a les cinq croix potencées, ou croix de Jérusalem, qui constituent son emblème. Leur couleur rouge sang rappelle l’amour du Christ, notre Rédempteur (Jean, XV, 13), son sang répandu pour nous, sa mort et sa Résurrection.

Le manteau, habit de chœur ou d’église, symbolise le vêtement des élus et le manteau de justice (Isaïe, LXI, 10), témoignage de notre union de grâce avec le Christ, l’Agneau immaculé.

La participation des membres de l’Ordre aux actes de culte public dans l’Église, en tant que communauté de fidèles appartenant au peuple de Dieu, et l’accolade en signe de paix avec laquelle les nouveaux membres sont accueillis et reçus dans l’Ordre, sont eux aussi des signes remarquables et évocateurs de grande importance.

La compréhension correcte des symboles de l’Ordre

49. Certains symboles utilisés par l’Ordre au cours de l’histoire ont, avec le passage du temps et les changements intervenus dans la culture et les usages de la société, perdu une partie du puissant symbolisme d’origine de leur message et la signification à laquelle ils étaient attachés. En fait, dans beaucoup de cultures modernes, quelques-uns de ces symboles ont été mal compris, au point d’exprimer parfois le contraire de leur sens originel.

Ce que le concile Vatican II dit de la liturgie de l’Église elle-même est ici très approprié : « celle-ci comporte une partie immuable, celle qui est d’institution divine, et des parties sujettes au changement qui peuvent varier au cours des âges et même le doivent, s’il s’y introduit des éléments qui correspondent mal à la nature intime de la liturgie elle-même, ou si ces parties sont devenues inadaptées [Ibidem, 21] ».

50. Un des plus importants symboles utilisés dans les cérémonies de l’Ordre est l’épée, parfois appelée épée de Godefroi. Au départ, elle rappelait les origines de l’Ordre, liés à la conquête de la Terre sainte par les croisés et à la protection de chrétiens et de pèlerins. Dans la société d’aujourd’hui, qui apprécie moins les symboles touchant aux armes et se réclame de la paix et de la justice, particulièrement en Terre sainte, il paraît important d’insister sur le symbolisme spirituel de l’épée.

Saint Paul nous dit comment nous engager nous-mêmes dans la bataille contre le mal (Éphésiens, VI, 13-17) : « Saisissez donc l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais, vous puissiez résister et demeurer debout, ayant tout mis en œuvre. Debout donc ! À la taille, la vérité pour ceinturon, avec la justice pour cuirasse et comme chaussures aux pieds l’élan pour annoncer l’Évangile de la paix. Prenez surtout le bouclier de la foi ; il vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu ».

L’épée est aussi un symbole approprié de cet important idéal de la chevalerie qui fait également partie de la mission d’un chevalier aujourd’hui, à savoir la défense du faible et des gens sans protection. Elle évoque enfin un autre important aspect de la spiritualité et de la vie d’un chevalier ou d’une dame de nos jours, à savoir la lutte courageuse pour la justice et la paix.

51. Un autre élément des cérémonies de l’Ordre qui — pour des raisons évidentes — a perdu beaucoup de sa signification d’origine est la présentation des éperons. Par conséquent, si l’on désire retenir cet élément, il conviendrait de donner à ce moment de la cérémonie une signification spirituelle plus large. En effet, il indique le soin qu’il nous faut porter aux choses qui appartiennent à Dieu, en nous éperonnant — nous et d’autres — envers le bien et la charité, comme le dit saint Paul : « les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix » (Éphésiens, VI, 15).

Directives pour le renouveau de l’Ordre au seuil du IIIe millénaire, 1999.

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