Cérémonial approuvé par la Congrégation pour le Culte divin (prot. N. 1572/86 du 17 juin 1986)
pour la formule de bénédiction des insignes

Procession d’entrée

Cérémoniaire

Chevalier avec les décorations
des candidats à l’adoubement et à l’investiture

Chevalier avec les décorations
des candidats à la promotion

Chevalier portant l’épée et les éperons

Prêtres candidats à l’investiture

Dames marraines

Dames candidates à l’investiture

Chevaliers parrains

Candidats à l’adoubement de chevalier

Chevaliers porte-drapeau de section

Chevalier porte-étendard de lieutenance

Dames candidates à une promotion

Dames

Chevaliers candidats à une promotion

Chevaliers

Délégués [responsables de commanderie]

Doyens [présidents de province]

Chevalier porte-croix

Clerc avec cierge

Clerc avec cierge

Clerc avec encensoir

Clerc avec navette

Prêtre avec l’évangéliaire

Prêtres

Grand Prieur / prieur de section ou de délégation

Lieutenant

Chevalier d’escorte

Chevalier d’escorte

Au cours de la procession d’entrée et de sortie pour la cérémonie de la veillée d’armes et de prière, il faudra respecter les mêmes critères généraux que ceux indiqués pour la cérémonie d’adoubement ou d’investiture, avec la différence que les candidats à l’investiture ne porteront pas leur manteau (ou leur camail), puisque ces derniers seront préparés sur la balustrade ou sur l’escalier devant l’autel pour la bénédiction.

La procession pourra subir des modifications en fonction des autorités de l’Ordre présentes.

L’épée, les éperons ainsi que les décorations des candidats à l’adoubement ou l’investiture et des candidats à une promotion, posés sur des coussins, seront portés en procession par des chevaliers portant la toque et des gants blancs.

Tous les chevaliers préposés à la cérémonie porteront la toque et les gants blancs pendant toute la durée de celle-ci.

Places dans l’église

Les chevaliers portant les coussins avec l’épée, les éperons et les décorations, arrivés à l’autel, poseront les coussins sur les petites tables prévues à cet effet des deux côtés de l’autel et regagneront les places qui leur sont attribuées.

Les prêtres candidats à l’investiture poursuivront la procession jusqu’à l’autel et iront occuper les places qui leur sont attribuées.

Les dames candidates à l’investiture prendront place sur les premiers bancs à droite.

Les candidats à l’adoubement de chevalier prendront place sur les premiers bancs à gauche.

Les chevaliers porte-drapeau des sections poseront les drapeaux sur les socles prévus à cet effet, situés sur la droite au pied de l’autel, et gagneront les places qui leur sont attribuées, près des drapeaux.

Le chevalier porte-étendard de lieutenance posera l’étendard sur le socle prévu à cet effet sur la droite de l’autel et gagnera la place qui lui est attribuée, près du drapeau.

Le chevalier porte-croix déposera la croix sur le socle prévu à cet effet sur la gauche de l’autel et gagnera la place qui lui est attribuée.

Le prêtre avec l’évangéliaire déposera celui-ci sur l’ambon situé à droite de l’agenouilloir, devant le faldistoire ou la chaise du célébrant, situé devant l’autel et gagnera la place qui lui est attribuée.

Les chevaliers d’escorte, après avoir accompagné le célébrant à l’autel, se rendront, en passant par les allées latérales, à l’entrée de l’église pour le service d’ordre.

N.B. : Les indications de droite/gauche qui seront utilisées comme référence ci-après sont entendues comme la droite et la gauche de l’autel vu de la nef de l’église.

Salutation d’accueil

Avant la liturgie, le Célébrant adresse quelques mots de bienvenue et de vœux.

LE CÉLÉBRANT. — Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

R. — Amen.

LE CÉLÉBRANT. — La paix soit avec vous.

R. — Et avec votre esprit.

LE CÉLÉBRANT. — Chevaliers, Dames, Frères et Sœurs, nous nous sommes réunis ici en prière, pour nous préparer à prêter notre serment de fidélité aux idéaux et aux engagements de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, dans lequel nous souhaitons être admis. Adressons notre prière au Christ Sauveur afin qu’il nous purifie de nos péchés par Sa mort sur la Croix et nous fasse participer à la victoire de Sa Résurrection de Son Sépulcre glorieux.

Un chevalier lecteur se rend à l’ambon.

LE LECTEUR. — Répétons ensemble : « Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous. »

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui, par l’intermédiaire du Saint-Esprit, T’es offert Toi-même innocent et sans tache à Dieu pour purifier notre conscience des œuvres de mort.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui es mort une fois pour toutes pour les pêchés, juste pour les injustes.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui es mort pour que celui qui croit en Toi ne périsse pas mais ait la vie éternelle.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui as été envoyé par Dieu le Père non pas pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par Toi.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Jésus, qui es venu au monde pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Jésus, bon pasteur, qui donnes la vie pour Ton troupeau.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Jésus, vérité éternelle qui nous rend libres.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Jésus, unique voie qui nous conduit au Père.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Jésus, Résurrection et Vie, qui même après la mort fais vivre celui qui croit en Toi.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Ô Sauveur du monde, qui en mourant nous as réconciliés avec le Père.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui es mort et ressuscité et qui es maintenant assis à la droite du Père pour intercéder pour nous.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui as, dans l’Esprit de notre Dieu, purifié tous les hommes et les as sanctifiés et justifiés.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui, ressuscité des morts, nous libères de la colère à venir.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Toi qui as vaincu la mort et as fait resplendir la vie.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

LE LECTEUR. — Que Marie, Ta Mère, refuge des pécheurs, intercède pour nous. Et Toi, montre-nous Ta miséricorde et donne-nous la paix.

R. — Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de nous.

Le chœur ou l’orgue exécute un bref chant ou un bref morceau de musique.

Liturgie de la Parole

LE CÉLÉBRANT. — Prions.

Renforce, ô Seigneur, notre foi afin que notre veillée, illuminée par Ta parole de salut, nous fasse rencontrer le Christ Ton fils, mort et ressuscité, qui vit et règne dans les siècles des siècles.

R. — Amen.

Le Célébrant prend place sur le faldistoire précédemment mis en place devant l’autel, ou sur la chaise s’il n’est pas évêque.

Le Cérémoniaire se rend à l’ambon.

LE CÉRÉMONIAIRE. — Comme les anciens pères, les chevaliers et les dames de l’Ordre du Saint-Sépulcre regardent Jérusalem comme la Ville sainte, centre de l’histoire du Salut, figure de l’Église, symbole de la demeure éternelle des saints, aimée de Dieu comme une épouse. Contemplons la vision prophétique de la nouvelle Jérusalem par rapport à celle de la ville détruite par les Babyloniens et allumons dans nos cœurs l’amour pour la ville du Sacrifice, du Sépulcre et de la Résurrection du Christ, ainsi que pour la Jérusalem terrestre, l’Église, dans l’espoir d’atteindre la Jérusalem céleste.

Un lecteur (de préférence un délégué [responsable de commanderie]) se rend à l’ambon et lit la première lecture alors que le cérémoniaire se déplace sur le côté.

LE LECTEUR. — Lecture du Livre du prophète Isaïe (Is. 54, 1-5)

Crie de joie, femme stérile, toi qui n’as pas eu d’enfants ; éclate en cris de joie et d’allégresse, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car la femme abandonnée aura plus d’enfants que celle qui a son mari, déclare le Seigneur. Élargis l’espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets ! Car ta descendance va éclater dans toutes les directions. Elle recueillera l’héritage des nations, elle peuplera des villes abandonnées. Ne crains pas, tu ne seras pas confondue ; n’aies pas honte, tu n’auras pas à rougir. Car tu oublieras la honte de ta jeunesse, tu ne penseras plus au déshonneur d’avoir été abandonnée. Ton époux, c’est ton Créateur, « Seigneur de l’univers » est son nom. Ton Rédempteur, c’est le Dieu saint d’Israël, il se nomme « Dieu de toute la terre ».

Parole du Seigneur.

R. — Nous rendons grâce à Dieu.

Psaume responsorial (Psaume CXXII)

LE LECTEUR. — Répétons ensemble : « Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste. »

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

LE LECTEUR. — Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

LE LECTEUR. — Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un !

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

LE LECTEUR. — C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

LE LECTEUR. — C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David.

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

LE LECTEUR. — Appelez le bonheur sur Jérusalem : Paix à ceux qui t’aiment ! que la paix règne dans tes mûrs, le bonheur dans tes palais !

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

LE LECTEUR. — À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! » À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

R. — Approchons-nous de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste.

Le chevalier lecteur retourne à sa place.

Le chœur ou l’orgue exécute un bref chant ou un bref morceau de musique.

Le Cérémoniaire se rend à l’ambon (facultatif).

LE CÉRÉMONIAIRE. — L’idéal originel des membres des ordres équestres était le dévouement, même au prix de la vie, à des entreprises considérées comme nobles et, pour ce qui concerne l’Ordre du Saint-Sépulcre, également considérées comme saintes. Ces idéaux s’incarnent maintenant dans le courage face aux situations ordinaires et surtout aux difficultés de la vie, dans l’engagement généreux et constant pour la construction d’un monde nouveau et pour la croissance de l’Église, dans la lutte pour le triomphe du bien. C’est ce qui doit caractériser le chevalier et la dame du Saint-Sépulcre.

Saint Paul nous indique les armes nécessaires pour ce combat spirituel.

Un lecteur (de préférence le doyen [président de province]) se rend à l’ambon et lit la deuxième lecture alors que le cérémoniaire se déplace sur le côté.

LE LECTEUR. — Lecture de la Lettre de l’Apôtre saint Paul aux Éphésiens (6, 10-18)

Frères, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’équipement de Dieu pour le combat, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du démon. Car nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous. Pour cela, prenez l’équipement de Dieu pour le combat ; ainsi, quand viendra le jour du malheur, vous pourrez tout mettre en œuvre pour résister et tenir debout. Tenez donc, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’arrêter toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu. En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier. Restez éveillés afin de persévérer dans la prière pour tous les fidèles.

Parole du Seigneur.

R. — Nous rendons grâce à Dieu.

Psaume responsorial (Psaume XVIII)

LE LECTEUR. — Répétons ensemble : « Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ? »

R. — Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

LE LECTEUR. — Je t’aime, Seigneur, ma force, Seigneur mon roc, ma forteresse, mon libérateur.

R. — Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

LE LECTEUR. — Mon Dieu, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

R. — Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

LE LECTEUR. — Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis.

R. — Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

LE LECTEUR. — Les liens de la mort m’entouraient, le torrent fatal m’épouvantait ; des liens infernaux m’étreignaient : j’étais pris au piège de la mort.

R. — Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

LE LECTEUR. — Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; vers mon Dieu, je lançai un cri ; de son temple, il entend ma voix ; mon cri parvient à ses oreilles.

R. — Le Seigneur est ma force et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

Le lecteur retourne à sa place

Le chœur ou l’orgue exécute un bref chant ou un bref morceau de musique.

Le Cérémoniaire se rend à l’ambon (facultatif).

LE CÉRÉMONIAIRE. — L’aide économique à l’Église de la Terre sainte afin qu’elle puisse vivre et opérer là où le Verbe de Dieu s’est incarné, est mort et est ressuscité pour notre Salut, se rattache au soin qu’eut saint Paul de porter secours aux besoins des pauvres de l’Église de Jérusalem, en organisant à cette fin des collectes dans les différentes Églises qu’il avait fondées. Relisons les exhortations qu’il adressait à cette fin aux fidèles de Corinthe, pour faire en sorte que notre geste de charité soit, lui aussi, illuminé par les mêmes motivations et réalisé avec la générosité à laquelle exhorte l’Apôtre.

Un lecteur (de préférence le lieutenant) se rend à l’ambon et lit la troisième lecture alors que le cérémoniaire se déplace sur le côté.

LE LECTEUR. — Lecture de la Seconde Lettre de l’Apôtre saint Paul aux Corinthiens (8,1-14)

Frères, nous voulons vous faire connaître la grâce que Dieu a accordée aux Églises de Macédoine. Dans les multiples détresses qui les mettaient à l’épreuve, leur joie a été sans mesure, et leur extrême pauvreté a produit d’abondantes richesses de générosité toute simple. Ils y ont mis tous leurs moyens, et même plus, j’en suis témoin, en nous demandant spontanément, comme une grâce et avec grande insistance, de s’unir à nous pour venir en aide aux fidèles de Jérusalem. Au-delà même de nos espérances, ils se sont eux-mêmes offerts d’abord au Seigneur, et ensuite à nous, car c’était la volonté de Dieu. C’est pourquoi, puisque Tite avait commencé le travail, nous lui avons demandé avec insistance de vous faire mener jusqu’à son terme cet acte de générosité. Puisque vous avez reçu largement tous les dons : la foi, la Parole et la connaissance de Dieu, cette ardeur et cet amour que vous tenez de nous, que votre geste de générosité soit large, lui aussi. Ce n’est pas un ordre que j’exprime ; mais je vous parle de l’ardeur des autres Églises pour que vous me prouviez l’authenticité de votre charité. Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ : lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.

Pour cette collecte, je n’ai à vous donner qu’un simple avis : avec vous, il n’en faut pas plus, puisque c’est vous qui avez pris l’initiative non seulement de la réaliser, mais, dès l’an dernier, de la décider. Maintenant, allez jusqu’au bout de la réalisation ; ainsi, comme vous avez mis votre cœur à décider, vous irez jusqu’au bout selon vos possibilités. Quand on y met tout son cœur, on est accepté pour ce que l’on a ; peu importe ce que l’on n’a pas. Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité. En cette occasion, ce que vous avez en trop compensera ce qu’ils ont en moins, pour qu’un jour ce qu’ils auront en trop compense ce que vous aurez en moins, et cela fera l’égalité.

Parole du Seigneur.

R. — Nous rendons grâce à Dieu.

Psaume responsorial (Psaume CXXXVII)

LE LECTEUR. — Répétons ensemble : « Le Christ s’est fait pauvre pour nous, il nous a donné sa richesse. »

R. — Le Christ s’est fait pauvre pour nous, il nous a donné sa richesse.

LE LECTEUR. — Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ; aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.

R. — Le Christ s’est fait pauvre pour nous, il nous a donné sa richesse.

LE LECTEUR. — C’est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »

R. — Le Christ s’est fait pauvre pour nous, il nous a donné sa richesse.

LE LECTEUR. — Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ? Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite m’oublie !

R. — Le Christ s’est fait pauvre pour nous, il nous a donné sa richesse.

LE LECTEUR. — Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève Jérusalem au sommet de ma joie.

R. — Le Christ s’est fait pauvre pour nous, il nous a donné sa richesse.

Évangile

Acclamation à l’Évangile

Le chœur et l’assemblée chantent l’alléluia.

LE LECTEUR. — N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié. Il est ressuscité, il n’est pas ici (Mc XVI, 6).

Le lecteur retourne à sa place.

Introduction à l’Évangile

Le Cérémoniaire se rend à l’ambon (facultatif).

LE CÉRÉMONIAIRE. — Reportons-nous en pensée et en esprit vers le Calvaire et revivons la mort du Seigneur le soir du Vendredi saint, Sa sépulture, Sa station dans le Sépulcre le Samedi saint et Sa résurrection le matin du jour suivant. Suivons tous les mouvements du premier chevalier du Saint-Sépulcre, Joseph d’Arimathie, et ceux des premières dames, les pieuses femmes, premiers témoins de la Résurrection du Christ, et, à leur exemple, engageons notre vie dans la conscience de notre participation à la mort sur la Croix du Rédempteur et, ensevelis dans Sa mort, ressuscitons avec Lui à une nouvelle vie.

Le Cérémoniaire retourne à sa place.

Proclamation de l’Évangile

Le Célébrant (ou l’un des prêtres qui assistent ou un diacre) proclame l’Évangile.

Deux chevaliers ou clercs avec des candélabres se placent des deux côtés de l’ambon.

LE CÉLÉBRANT. — Le Seigneur soit avec vous.

R. — Et avec votre esprit.

LE CÉLÉBRANT. — Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (15, 33-47 ; 16, 1-8).

R. — Gloire à toi, Seigneur.

LE CÉLÉBRANT. — Quand arriva l’heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures Jésus cria d’une voix forte : Eloï, Eloï, lama sabactani ?, ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! » L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire en disant : « Attendez ! nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu ! »

Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques le Mineur et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

Déjà le soir était venu ; or, comme c’était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate, s’étonnant qu’il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie-Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l’endroit où on l’avait mis.

Le sabbat terminé, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre au lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » Au premier regard, elles s’aperçurent qu’on avait roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Acclamons la Parole de Dieu.

R. — Louange à toi, Seigneur Jésus.

Homélie

Bénédiction des insignes et des manteaux

Le Célébrant prend place sur le faldistoire ou sur la chaise.

Orgue.

Le Cérémoniaire se rend à l’ambon.

LE CÉRÉMONIAIRE. — La veillée incite maintenant particulièrement à la réflexion. Nous sommes sur le point de prendre, face à toute la communauté chrétienne qui est ici présente, l’engagement particulier du chevalier et de la dame du Saint-Sépulcre.

Ce qui constituera le signe extérieur de notre engagement — le manteau, l’épée, l’éperon — sera béni. Immédiatement après, nous formulerons notre promesse solennelle.

Autour de nous, l’Église militante d’ici-bas, se tiennent les anges et les saints de la Jérusalem céleste. Ils intercèdent pour nous.

J’invite les candidats à l’adoubement ou à l’investiture à se lever.

LE CÉLÉBRANT. — Notre secours est dans le Nom du Seigneur.

LES CANDIDATS. — Qui a fait le ciel et la terre.

LE CÉLÉBRANT. — Prions.

Écoute, ô Seigneur, nos prières et daigne bénir ces manteaux et ces insignes (et s’ils n’ont pas déjà été bénits : l’épée et les éperons) et octroie à tes serviteurs, qui souhaitent les porter, Ton aide constante afin qu’ils soient vaillants dans la promotion des droits de l’Église et dans la défense et la propagation de la foi chrétienne.

Par le Christ, notre Seigneur.

LES CANDIDATS. — Amen.

LE CÉRÉMONIAIRE. — J’invite les candidats à l’adoubement ou à l’investiture à se rendre au pied de l’autel pour la bénédiction des insignes et des manteaux.

Orgue.

Le Célébrant, accompagné par le chevalier avec le bénitier, asperge avec l’eau bénite les insignes et les manteaux et, au terme de la bénédiction, il prend place sur le faldistoire ou sur la chaise.

LE CÉRÉMONIAIRE. — Que les candidats à l’adoubement ou à l’investiture lisent la promesse.

Les hommes, les dames et les prêtres candidats à l’adoubement ou à l’investiture, de leur place, lisent ensemble à haute voix la promesse.

Ensuite, les candidats s’assoient.

Le Cérémoniaire appelle à l’autel, un à la fois, les hommes, les dames et les prêtres candidats à l’adoubement ou à l’investiture pour qu’ils signent la promesse.

LE CÉRÉMONIAIRE. — Que vienne à l’autel pour signer la promesse N***.

Le candidat à l’adoubement ou à l’investiture, après avoir signé la promesse, conformément aux indications du chevalier préposé, salue le célébrant et le lieutenant, puis retourne à sa place et s’assied.

Remise des décorations aux promus

Le Lieutenant se place à la droite du Célébrant.

LE CÉRÉMONIAIRE. — J’invite les candidats à une promotion à se lever.

Son Éminence Révérendissime le Cardinal Grand Maître de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem a, dans sa bonté, daigné octroyer les promotions suivantes :

  • chevalier de grand-croix au grand officier N*** ;
  • grand officier au commandeur N*** ;
  • commandeur au chevalier N*** ;
  • dame de grand-croix à la dame grand officier N*** ;
  • dame grand officier à la dame de commanderie N*** ;
  • dame de commanderie à la dame N***.

Au terme de la lecture, les candidats à une promotion s’assoient.

L’aide-cérémoniaire et un chevalier préposé à la cérémonie se rendent près du lieutenant en portant le coussin avec les décorations des candidats à une promotion.

Le Cérémoniaire appelle à l’autel, un à la fois, les candidats à une promotion.

Le candidat appelé se rend au pied de l’autel et s’incline.

Le Lieutenant remet la décoration au candidat à une promotion, qui s’incline et retourne à sa place.

Au terme des promotions, le Lieutenant, de même que l’aide-cérémoniaire et le chevalier avec le coussin, retournent à leur place.

Rites de conclusion

Prière

LE CÉLÉBRANT. — Prions.

Ô Seigneur, source de tout bien, Toi qui as tant aimé le monde pour donner Ton Fils unique pour notre salut, nous T’invoquons à travers lui, qui par Sa passion nous a rachetés, qui par Sa mort sur la croix nous a redonné la vie, par Sa résurrection nous a glorifiés. Regarde tes enfants qui se recueillent sous le signe de la croix du Christ et, en souvenir de son glorieux sépulcre, transmets en eux l’amour filial envers Toi, la foi dans leur cœur, la justice dans leurs œuvres, la vérité dans leurs mots, la rectitude dans leurs actions afin que, au terme de leur vie, ils puissent obtenir l’héritage éternel de Ton règne.

Par le Christ, notre Seigneur.

R. — Amen

Le Célébrant annonce que lors de la cérémonie de l’adoubement ou de l’investiture, tous les présents pourront acquérir l’indulgence plénière selon les conditions établies par l’Église.

LE CÉRÉMONIAIRE. — J’invite l’assemblée à se lever pour la lecture de la Prière du chevalier et de la dame.

Le Lieutenant se rend à l’ambon.

LE LIEUTENANT. — Seigneur, par Tes cinq plaies que nous portons sur nos insignes, nous Te prions.

Donne-nous la force d’aimer tous les êtres du monde que Ton Père a créés et, encore plus que les autres, nos ennemis.

Délivre notre esprit et notre cœur du péché, de la partialité, de l’égoïsme et de la lâcheté pour que nous soyons dignes de Ton sacrifice.

Fais descendre sur nous, chevaliers et dames du Saint-Sépulcre, Ton Esprit, afin qu’il fasse de nous des ambassadeurs convaincus et sincères de paix et d’amour parmi nos frères et, en particulier, parmi ceux qui pensent ne pas croire en Toi.

Donne-nous la foi pour affronter toutes les souffrances de la vie quotidienne et pour mériter un jour de parvenir humblement, mais sans crainte, devant Toi.

Amen.

Le Lieutenant retourne à sa place.

Le chevalier porte-croix et le chevalier porte-étendard de lieutenance se rendent des deux côtés de l’autel.

Les chevaliers porte-drapeau se rendent au pied de l’autel.

Bénédiction

LE CÉLÉBRANT. — Le Seigneur soit avec vous.

R. — Et avec votre esprit.

LE CÉLÉBRANT. — Bénissons le Seigneur.

R. — Nous rendons grâce à Dieu.

LE CÉLÉBRANT. — Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse + le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

R. — Amen.

Orgue : Salve Regina.

À la fin, le Cérémoniaire donne le départ au cortège de sortie.

Procession de sortie

Cérémoniaire

Prêtres candidats à l’investiture

Dames marraines

Dames candidates à l’investiture

Chevaliers parrains

Candidats à l’adoubement

Chevaliers porte-drapeau de section

Chevalier porte-étendard de lieutenance

Dames promues

Dames

Chevaliers promus

Chevaliers

Délégués [responsables de commanderie]

Doyens [présidents de province]

Chevalier porte-croix

Clerc avec cierge

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Clerc avec encensoir

Clerc avec navette

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Grand Prieur / prieur de section ou de délégation

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