Pèlerinage de la Lieutenance, 25 octobre 2014

À l’hospice Saint-Vincent-de-Paul de Jérusalem, la visite est placée sous le signe du dévouement et de l’indifférenciation des religions, grâce à l’action continue et souvent opiniâtre des Filles de la Charité, qui nous reçoivent avec simplicité et gentillesse. En l’absence de la supérieure, sœur Denise, c’est sœur Alice qui anime notre rencontre. Elle est responsable de la garderie d’enfants et a également en charge les comptes de la maison.

Cet hospice a été fondé en 1886 par deux sœurs françaises ; à l’époque, c’étaient les Turcs qui assuraient la direction de l’établissement et nous verrons d’ailleurs au cours de la visite le — très beau — firman instituant cette œuvre. L’hospice accueille actuellement 40 filles et 120 garçons handicapés (mentaux et moteurs) et cas sociaux ; ils sont uniquement musulmans. Leur pathologie nécessite une garde permanente, d’autant que la plupart n’ont pas de famille. Pour certains, ils sont entrés très jeunes, l’un a 80 ans.

Mais l’hospice comprend aussi une garderie de jour pour enfants étrangers et une seconde garderie d’enfants cas sociaux qui réintègrent leurs familles en fin de journée. Ces garderies représentent un accueil de 150 enfants.

La ressource humaine, c’est 6 religieuses, de nationalités française, vietnamienne, libanaise et espagnole ; 70 employés et un groupe de volontaires. La direction est désormais assurée par une directrice et les enfants ont des tuteurs quand ils n’ont plus de parents. Un psychiatre et un psychologue sont également attachés à l’établissement.

Sœur Alice, avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, aborde l’aspect financier des choses, qui est fondé sur une indemnisation par les services sociaux, lesquels donnent leur accord pour accueillir des enfants. Mais c’est une ressource limitée aux salaires et aux dépenses liées au bâtiment (chauffage…), qui ne prend pas en compte tous les à-côtés, tels que les promenades et les sorties des enfants pourtant si nécessaires à un certain équilibre. À cela, il faut ajouter les aides. L’ordre du Saint-Sépulcre, comme l’Œuvre d’Orient, sont présents au premier rang. Mais notre accueillante souligne aussi l’intérêt que représentent les volontaires, qui peuvent venir quelques mois prêter assistance aux personnels qui s’occupent des handicapés (mais pas des cas sociaux).

Parmi les aides possibles, il y a aussi les parrainages, les dons et les secours venant de la maison-mère.

Ce témoignage d’ouverture et d’actions concrètes nous touche par les mots simples avec lesquels il est exprimé et le Lieutenant de France, en notre nom, y répond en soulignant la réalité de cet engagement, la détermination que cela nécessite mais aussi un certain bonheur qui en émane de façon perceptible.

Nous terminons notre entretien par une prière en commun, placée par sœur Alice sous le patronage de la Vierge Marie.

Et pour clore notre visite, nous visitons l’église rattachée à l’hospice.

Jean-Claude Hermet.

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