La foi dans l’Incarnation a toujours beaucoup attiré les chrétiens aux lieux mêmes où ce mystère s’est accompli, même si, comme pour les pèlerinages de l’Ancienne Alliance, « le ritualisme entraînait souvent le peuple vers un culte trop extérieur » (Catéchisme de l’Église catholique, 2581).

  • Graffitis paléochrétiens attestant une vénération de lieux saints (maisons de l’Annonciation et de saint Pierre).
  • 135 : interdiction de la vénération de lieux saints chrétiens (Saint Sépulcre, Calvaire, grotte de la Nativité) par leur ensevelissement.
  • 150 : selon saint Justin de Naplouse, grandes foules sur la grotte de la Nativité.
  • 170 : lettre de saint Méliton de Sardes rapportant à Onésime sa visite sur ce territoire « où s’accroche le début de notre prédication et où s’accomplit ce qui est écrit dans la Bible ».
  • 212 : pèlerinage de saint Alexandre, évêque de Cappadoce, à Jérusalem, dont il devient patriarche, rapporté par saint Jérôme (De virus illustribus, 62).
  • IVe – XIIIe siècles (53 récits de pèlerinage en Terre sainte conservés : 21 du IVe au XIe, 32 aux XIIe et XIIIe) :
      • 326 : pèlerinage en Terre sainte de sainte Hélène, qui fait fouiller les lieux saints et dont on dit à la fin du IVe siècle qu’elle y a retrouvé la Croix ;
      • 333 : Itinerarium a Burdigala Hierusalem usque, « Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem », premier guide de pèlerinage par les voies romaines ;
      • 385 : pèlerinage de saint Jérôme à Jérusalem : « on accourt de toutes les parties de l’univers ; la cité est remplie de toutes les races d’hommes » (lettre à Paul) ;
      • 393 – 396 : Itinerarium Egeriæ, « Itinéraire d’Égérie », moniale espagnole de grande famille : « J’avais toujours voulu, en quelque lieu saint que nous allions, d’abord y prier, puis lire le passage approprié des Écritures, dire aussi un psaume pertinent et y prier encore » (X, 7) ;
      • neuf mois vers 690 : pèlerinage d’Arculf, évêque franc, dont la relation comprend des dessins des basiliques du Saint-Sépulcre, de l’Ascension (au mont des Oliviers), du puits de Jacob et de la Sainte-Sion (le Cénacle) ;
      • pèlerinage pénitentiel en Terre sainte de Waimer, duc de Champagne, auquel il est canoniquement condamné pour l’assassinat de saint Léger en 678 ;
      • 1033 : affluence de pèlerins en Terre sainte pour le millénaire de la Passion et de la Résurrection ; « Beaucoup désiraient mourir avant de regagner leur pays ».
  • XIVe et XVe siècles : raréfaction des pèlerinages en Terre sainte (99 récits conservés) au profit de pèlerinages européens, majeurs (Rome, Saint-Jacques de Compostelle) ou mineurs (Conques, Le Puy-en-Velay, Rocamadour, Vézelay, Tours, Mont-Saint-Michel…).
  • Reprise des pèlerinages collectifs en Terre sainte :
      • 1853 : premier pèlerinage annuel d’une quarantaine de sociétaires français des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul à l’initiative de la conférence de Jérusalem ;
      • 1882 : « pèlerinage populaire de pénitence à Jérusalem » d’un millier de pèlerins organisé par des assomptionnistes ;
      • 1958 : début d’une croissance des pèlerinages ;
      • 1964 : pèlerinage du pape Paul VI et du patriarche de Constantinople Athénagoras ;
      • 1987-1991 : Première Intifada, provoquant une restriction des pèlerinages ;
      • 2000-2005 : Deuxième Intifada, provoquant une brusque et forte restriction des pèlerinages ;
      • 2013 : près de 2 millions de pèlerins, dont près de 300 000 Français.

Source : Bureau central de statistiques israélien.

  • Voir aussi le rapport de la Custodie sur les pèlerinages dans ses sanctuaires en 2015, en italien ou en anglais.

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