La Lieutenance de France a invité les chevaliers et dames à participer à sa retraite nationale 2013 à Conques (Aveyron) du 5 au 7 avril sous le patronage de sainte Foy. Elle a été remarquablement organisée par notre confrère François Nénert, responsable de la commanderie Sainte-Foy, en présence du Lieutenant pour la France, Pierre Murret-Labarthe. Cette retraite intitulée « Chemin de foi » a été prêchée par l’abbé Bruno Cabanes-Bacou, prêtre diocésain à Toulon, avec la complicité spirituelle du frère Cyril, prieur de l’abbaye des prémontrés.

Le village médiéval de Conques situé à 40 kilomètres au nord-ouest de Rodez et son abbaye remontent au IXe siècle. Dans une vallée étroite du bout du monde, il apparaît soudain hors du temps et fait découvrir la beauté exceptionnelle de son abbaye romane et de son fameux tympan polychrome du Jugement dernier. Il est surtout connu à la suite de la « translation furtive » des reliques d’une jeune martyre chrétienne d’Agen, sainte Foy, qui attira par ses miracles de nombreux pèlerins, rejoints dès le XIe siècle par ceux de Saint-Jacques-de-Compostelle en provenance du Puy-en-Velay.

C’est en pèlerin que l’assistance attentive a écouté les trois instructions : « le don de la révélation », « le croyant face à la croix » et « la résurrection de Jésus-Christ, le don de l’Esprit-Saint ». Ce temps d’instruction s’est calqué sur la liturgie des heures des cinq chanoines réguliers qui accompagnaient cette retraite, à savoir laudes et complies dans la chapelle des prémontrés ; célébrations eucharistiques et vêpres dans la merveilleuse abbatiale ornée des vitraux conçus, dessinés et installés par l’artiste rouergat mondialement connu, Pierre Soulages.

Le dernier soir, lorsque le tympan du Jugement dernier est éclairé des rayons du soleil couchant, une description à la fois instructive et anecdotique est donnée par le frère Jean-Daniel. La nuit tombée, le groupe des retraitants, guidé par le frère Cyril, découvre les deux salles du fabuleux trésor de Conques et notamment la célèbre statue reliquaire, la Majesté d’or, constellée de pierres précieuses de sainte Foy. Elle est accompagnée de nombreuses pièces uniques et somptueuses d’orfèvrerie médiévale.

Temps de recueillement, de prières, de questions diverses qui ont permis au Lieutenant pour la France de rappeler les devoirs du chevalier, ces journées se sont terminées par un sympathique repas de clôture partagé avec les autorités locales. Et comme tout pèlerin, nous quittons ce lieu magique avec la bénédiction des frères prémontrés : « Allez plus loin, plus haut, que Dieu vous aide ! »

Brefs extraits des enseignements

Devenir enfants de Dieu signifie s’identifier avec le Fils, voir les événements et les percevoir avec les yeux du Fils, obéir comme le Christ, qui se fit obéissant jusqu’à la mort, aimer et pardonner comme lui, se comporter toujours comme les enfants qui se savent en présence de leur Père, confiants et sereins, compris, pardonnés, toujours encouragés à aller de l’avant…

Celui qui se sait enfant de Dieu n’a plus de craintes dans sa vie. Dieu connaît mieux ses besoins réels, Il est plus fort que lui et Il est son Père.

Il peut arriver à une âme qui lutte sérieusement pour atteindre la sainteté, parce que Dieu le permet, qu’au milieu des difficultés, elle se sente perdue, incapable, déconcertée ; qu’elle ne comprenne pas, malgré son désir d’être entièrement à Dieu, ce qui arrive autour d’elle.

L’arbre de la Croix est rempli de fruits. Les souffrances nous aident à être plus détachés des biens de la terre, de la santé… Si nous avons Dieu, nous ne perdrons rien. Au contraire, avec saint Alphonse de Liguori (Sermons abrégés, 43, 1), nous pourrons proclamer : « Heureux qui peut dire de tout son cœur : mon Jésus, Toi seul me suffis ! »

La résurrection glorieuse du Seigneur est la clef de toute sa vie, et le fondement de notre foi. Sans sa victoire sur la mort, dit saint Paul (1 Cor, XV, 14-17), toute prédication serait inutile et notre foi vide de contenu. C’est sur la résurrection du Christ que s’appuie notre future résurrection, puisque « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! avec lui. Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus », lisons-nous dans l’épître aux Éphésiens (II, 4-6). Pâques, fête de notre rédemption, est la plus grande fête d’action de grâces et de joie.

Tout ce qui s’est fait dans l’Église depuis sa naissance jusqu’à nos jours est l’œuvre du Saint-Esprit : l’évangélisation du monde, les conversions, la force des martyrs, la sainteté de ses membres…

Saint Augustin a écrit : « Ce que l’âme est au corps, le Saint-Esprit l’est pour le corps de Jésus-Christ qu’est l’Église. Le Saint-Esprit fait dans l’Église ce que l’âme fait dans les membres d’un corps » (sermon 267). Il lui donne la vie, la développe, Il est son principe d’unité… Par Lui, nous vivons la vie même du Christ Notre Seigneur en union avec la Sainte Vierge Marie, avec tous les anges et les saints du ciel, avec ceux qui se purifient dans le purgatoire et ceux qui cheminent encore sur terre.

Le Saint-Esprit est aussi le sanctificateur de notre âme. Toutes les bonnes œuvres, les inspirations et désirs qui nous incitent à être meilleurs, l’aide nécessaire pour les mettre en pratique, tout est l’œuvre du Paraclet.

Le Saint-Esprit ne cesse d’agir dans l’Église, en faisant surgir de tous côtés de nouveaux désirs de sainteté, de nouveaux enfants et en même temps de meilleurs enfants de Dieu, qui trouvent en Jésus-Christ le modèle achevé.

Abbé Bruno Cabanes-Bacou.

Connexion

Si vous êtes inscrit, la connexion vous donne accès à certaines informations privées.

Inscription

Si vous n’êtes pas encore inscrit, demandez à l’être :

Inscription

Calendrier

Mai 2017
D L Ma Me J V S
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3