Au sommaire cette semaine :

  • « Ne vous laissez pas voler l’espérance ! », lancé par le pape aux chrétiens du Moyen-Orient ;
  • Égypte : appel du patriarche Tawadros contre la violence et le terrorisme ;
  • le vote par la Knesset de la loi controversée sur les colonies ;
  • le festival du Printemps de la Palestine 2017 ;
  • l’avance à tâtons de Trump sur Israël et la Palestine ;
  • en direct de Gaza : sept raids israéliens ;
  • Tsedek-Info d’Israël ;
  • Israël et Palestine : la solution à deux États morte et enterrée ? (bonne analyse).

« Ne vous laissez pas voler l’espérance! », lance le pape aux chrétiens du Moyen-Orient

Une vertu qui soutient dans les difficultés de la vie

1 février 2017 Anne KurianAudience générale, Pape François

Audience générale du 1er février 2017, capture CTV

« Ne vous laissez pas voler l’espérance ! », a lancé le pape François aux chrétiens du Moyen-Orient, durant l’audience générale du 1er février 2017.

Après sa catéchèse sur l’espérance en la résurrection, lors des salutations aux pèlerins rassemblés salle Paul-VI au Vatican, le pape s’est adressé aux personnes de langue arabe, venues en particulier du Moyen-Orient.

« Chers frères et sœurs, a-t-il souligné, l’espérance chrétienne est une vertu humble et forte qui nous soutient et nous aide à ne pas être noyés dans les nombreuses difficultés de la vie ; elle est source de joie et de paix dans notre cœur ».

Le pape a alors ajouté : « Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Que le Seigneur vous bénisse ! ».

Égypte: appel du patriarche Tawadros contre la violence et le terrorisme

L’Osservatore Romano se fait l’écho de cet appel

3 février 2017Marina DroujininaNouvelles du monde, Rome

Le patriarche copte orthodoxe Tawadros II lance un appel contre la violence et le terrorisme, surtout lorsqu’ils ont un prétexte religieux : son appel est relayé par L’Osservatore Romano en italien du 4 février 2017. « Aujourd’hui, le monde a soif d’amour », dit-il.

Le patriarche orthodoxe soutient les efforts œcuméniques du pape François : « Le sang des martyrs est le carburant pour la vie de l’Église. L’œcuménisme de sang et l’existence des martyrs de la foi chrétienne sont considérés comme une base solide dans le dialogue théologique entre nos Églises à la quête de l’unité chrétienne ».

Dans sa déclaration, le patriarche Tawadros II appelle la communauté internationale « à prendre des mesures rigoureuses contre la violence, le terrorisme, l’assassinat, la destruction et contre toutes formes de discrimination pour jeter les bases de la paix et de développement ».

« L’amour, écrit le patriarche, est l’unique solution qui peut garder le cœur pur et assurer la coexistence et la cohabitation dans la paix et la tranquillité. » Il estime que la destination de toute action humaine devrait être l’engagement à «assurer la paix sur la terre ». « Ceci est une tâche ardue pour obtenir ce dont l’humanité a grandement besoin en ce moment, poursuit-il. Une fois que cet objectif est atteint, chacun pourra posséder le bonheur et la joie et une meilleure qualité de vie, ce qui est l’objectif de tous les pays. »

Le patriarche copte exprime l’espoir que l’Église « puisse être au service de tous, en particulier les pauvres, les nécessiteux, les enfants marginalisés et tous ceux qui sont oubliés ».

Le patriarche Tawadros II a abordé les mêmes sujets dans une interview à l’agence des évêques italiens SIR, relève L’Osservatore Romano. En se référant à l’attaque du 11 décembre 2016 qui avait frappé la cathédrale copte Saint-Marc, située à Abassyia, au Caire, le patriarche a dit : «Le terrorisme n’a pas de patrie ni de religion. »

«Cette attaque, a-t-il souligné, ne visait pas seulement une église copte, mais l’ensemble du pays. » « Tous les Égyptiens, a-t-il ajouté, respectent les lieux de culte, que ce soient des églises ou des mosquées, et … cette attaque a coïncidé avec une fête musulmane majeure ce qui a choqué tous les Égyptiens, chrétiens et musulmans. »

La Knesset a voté la loi controversée sur les colonies

Mardi 7 Février 2017 par Géraldine Kamps

Comme annonce ce lundi soir, le Parlement israélien a voté en troisième et dernière lecture une loi qui légalise 55 avant-postes construits en Cisjordanie qui permettra à l’État de s’approprier quelque 800 hectares de terres palestiniennes.

La loi, approuvée par 60 députés et rejetée par 52, a été adoptée après que le Premier ministre israélien a informé l’administration Trump du débat sur cette question. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre belge n’avait pas voulu commenter cette décision avant qu’elle ne soit définitive. Benjamin Netanyahou, en visite chez la Première britannique, Theresa May, était lui rentré tout spécialement de Londres pour être présent au vote.

« Pressé par son aile droite, il voulait gagner du temps pour que cette loi ne passe pas », nous assure un journaliste israélien. « Parce qu’il est conscient des conséquences internationales que cette décision peut avoir. Mais à la fois il était nécessaire que ce vote soit finalisé pour éviter des recours tels que celui effectué contre la colonie Amona, évacuée il y a une semaine ».

L’arrivée du Président américain semble avoir reboosté ces dernières semaines les projets de colonisation. En plus de dix jours, 6.050 nouvelles constructions ont vu le jour, « soit plus que sur un an sous Obama », poursuit notre journaliste qui évoque la création d’un autre plan d’infrastructure prévoyant la construction de routes et de voies ferrées entre les colonies, sans oublier le projet de loi du ministre de l’Éducation Naftali Bennett (HaBayit HaYehudi) qui, après la « défaite juridique » d’Amona, a promis d’annexer une partie de la Cisjordanie. « Avec le risque d’un recours de la communauté internationale à la Cour Pénale internationale, qui serait justifié », considère notre journaliste.

Le Premier ministre belge Charles Michel rencontrera ce matin son homologue israélien Benjamin Netanyahou. Comme il l’a déjà fait avec le Président Reuven Rivlin, nul doute qu’il lui exprimera son point de vue sur la question. « Je suis venu ici pour renforcer nos relations bilatérales, mais aussi pour partager notre intérêt pour la paix. Sans faire de leçon de morale, nous pouvons nous permettre d’être clair sur le sujet », avait-il déclaré à l’issue de la première rencontre.

Festival du Printemps de la Palestine 2017

AFPS 54, lundi 6 février 2017

Le Printemps de la Palestine

Spectacles / Expositions / Concerts / Débats / Films / Repas

Du 18 mars au 1er avril 2017

à Nancy, Tomblaine, Vandœuvre et Villers

L’objectif du festival est de faire connaître au public de l’agglomération nancéienne, la culture palestinienne, l’histoire et la réalité d’un peuple à travers les formes d’expression les plus diverses : cinéma, théâtre, musique, expositions, graffs, conférences, cirque, gastronomie et rencontres.

(…)

Trump avance à tâtons sur Israël et la Palestine

La Maison Blanche cherche à tempérer la droite israélienne et n’a pas pris de « position officielle » sur la colonisation.

Gilles Paris - Le Monde, samedi 4 février 2017

À très petites touches, la nouvelle administration américaine s’efforce de prendre ses marques sur le dossier israélo-palestinien. Jeudi 2 février, le service du porte-parole Sean Spicer a publié un communiqué évoquant pour la première fois la colonisation des territoires occupés. M. Trump avait vivement critiqué, en décembre 2016, l’abstention américaine décidée par Barack Obama, qui avait permis l’adoption d’une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la poursuite des constructions israéliennes en territoire palestinien. Il semble désormais en quête d’une voie médiane, entre les positions des dernières administrations, toutes tendances confondues, et la rupture incarnée par la nomination comme ambassadeur des États-Unis en Israël d’un fervent partisan de la colonisation, David Friedman.

Dans ce communiqué, la Maison Blanche considère que « si la colonisation n’est pas un obstacle à la paix » en elle-même, « la construction de nouvelles colonies ou l’expansion des colonies existantes au-delà de leurs frontières existantes pourraient ne pas aider » à parvenir à la paix, qui reste l’objectif de M. Trump. Un avertissement voilé, tempéré par un ajout : la Maison Blanche précise « ne pas avoir pris de position officielle sur la colonisation » et « espère poursuivre les discussions » à ce sujet, « y compris à l’occasion de la visite du premier ministre Benyamin Nétanyahou » à la Maison Blanche, prévue le 15 février. Aucune visite d’un responsable palestinien n’a pour le moment été annoncée.

Le vocabulaire prudent utilisé jeudi est un rappel à l’ordre déguisé, adressé à la droite israélienne en pleine surenchère. Le départ de l’administration Obama représente une possibilité historique de rupture, estime le camp national religieux conduit par le ministre Naftali Bennett. Il pousse le premier ministre à rompre avec son engagement formel, datant de 2009, en faveur d’un État palestinien démilitarisé au côté d’Israël.

Depuis l’investiture de M. Trump, M. Nétanyahou a annoncé, en dix jours, deux plans massifs de construction, de 2 500 logements, puis de 3 000 mardi. Beaucoup se situent au-delà des blocs de colonies qui seraient annexés par Israël dans le cadre d’un accord de paix global avec les Palestiniens. (…)

M. Nétanyahou a aussi donné son feu vert à l’adoption par la Knesset d’un projet de loi, hautement controversé, légalisant les colonies « sauvages » – les avant-postes –, illégales même au regard du droit israélien. Il a aussi décidé, après le démantèlement le 1er février de l’avant-poste d’Amona, imposé par la Haute Cour de justice, de créer une nouvelle colonie – une première depuis 1992 – pour accueillir les délogés. En revanche, il n’a pas voulu suivre le camp national religieux, qui souhaitait obtenir par voie législative l’annexion de Maale Adumim, l’une des plus grandes implantations juives, quelques kilomètres à l’est de Jérusalem.

Le communiqué de la Maison Blanche est intervenu après la visite à Washington du roi Abdallah II de Jordanie, qui a rencontré le vice-président Mike Pence, et croisé plus brièvement Donald Trump jeudi matin. En l’état, les éléments de langage de la Maison Blanche restent en contraste avec ceux des deux administrations précédentes. (…)

« Premières étapes »

Pour Donald Trump, qui compte dans son entourage proche de nombreux inconditionnels de la cause israélienne, de son gendre Jared Kushner – qu’il a chargé de conduire les efforts de paix – à son responsable pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, le tâtonnement ne se limite pas à la colonisation. Le candidat avait promis le transfert au plus vite de l’ambassade des États-Unis, actuellement à Tel-Aviv, à Jérusalem. Le président est aujourd’hui beaucoup plus prudent, disant aimer « le concept » mais reconnaissant que le problème a « deux faces ». (…) Les administrations successives ont toujours considéré que ce déménagement ne pourra intervenir qu’une fois un accord de paix signé, et tranchée la question du sort de Jérusalem, revendiqué comme capitale par les deux parties.

Le communiqué, enfin, est tout aussi instructif pour ce qu’il ne mentionne pas, du moins à ce stade. L’objectif de la paix n’est pas accompagné explicitement de ce qui est devenu officiellement son corollaire depuis le discours de M. Bush prononcé en 2002 : la solution des deux États, qui passe par la création d’une Palestine au côté d’Israël. De même, le court paragraphe diffusé jeudi se garde d’évoquer précisément la Cisjordanie et son statut juridique. En 2002, M. Bush n’avait pas hésité à employer les formules contestées par Israël d’« occupation » et de « territoires occupés ».

En direct de Gaza - Sept raids israéliens

Ziad Medhoukh, lundi 6 février 2017

L’armée d’occupation israélienne a blessé deux palestiniens dans la bande de Gaza ce lundi 6 février 2017 lors des bombardements qui ont visé plusieurs régions dans cette prison à ciel ouvert.

Les avions militaires israéliens ont mené sept raids sur différents lieux dans la bande de Gaza.

C’était dans les villes de Gaza, de Jabalya et Beit Lahya au nord de la bande de Gaza, et de Deir El-Balah au Centre de la bande de Gaza.

Les agressions israéliennes contre les civils palestiniens se poursuivent dans tous les territoires palestiniens.

Rien ne semble changer pour les Palestiniens de Gaza au début de cette nouvelle année 2017 : blocus, agressions, incursions, bombardements, morts, blessés et souffrance.

Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle.

Et devant l’absence des médias qui occultent cette réalité.

(…)

Gaza la déterminée continue de s’accrocher à la vie !

Gaza l’agressée résiste, persiste et existe !

La lutte continue !

La Palestine vivra !

La justice triomphera !

[Media] Tsedek-Info d’Israël n° 122 mars avril 2017

Distinctions & performances- Dans le classement des pays où il fait bon entreprendre, de Global Entrepreneurship Index 2017, Israël se place au 17ème rang. (…)

- Sur le plan de la compétitivité, Israël est classé 25ème sur 138 pays. (…)

- Selon le Crédit suisse, il y a dans le pays 105 000 millionnaires et 18 milliardaires. En un an le nombre de millionnaires a augmenté de 20% et en 16 ans la fortune individuelle moyenne a doublé parvenant à 176 000 $, pour une dette moyenne de 29 800$
- Le pays a 7 000 start-up en 2015, soit une start-up pour 1 214 habitants, alors que la France en a une pour 6600 habitants

High Tech

- Elbit Systems Ltd a développé un système anti-drones multirotors. Appelé Re-Drone, ce système est une parade à ces drones multirotors qui volent à basse altitude et qui font partie des menaces contre des personnes, des zones urbaines ou des infrastructures stratégiques comme les aéroports. Le système Re-Drone repère, identifie, suit et détruit ces petits appareils, après avoir brouillé et neutralisé les communications entre l’opérateur et le drone. Le système permet aussi de localiser l’opérateur ou plusieurs drones multirotors à la fois, sur 360 degrés.
- Laser Detect System (LDS) Ltd. a développé un système de détection par laser, embarque sur le drone Airbotics Optimus et appelé "SpectroDrone", qui identifie les explosifs et d’autres matières dangereuses, gaz, liquides, poudres ou vrac, à une distance de 3 km. Le fondateur Eli Venezia a déclaré: "Au-delà la lutte contre le terrorisme, nous sommes également certains que notre technologie trouvera des applications commerciales"
- Sarine Technologies Ltd. a mis au point une machine permettant de classer la pureté d’un diamant poli, évitant un travail visuel pénible et subjectif. Selon le directeur, Uzi Levami, "le classement sera comparable d’un atelier à l’autre et ne dépendra plus de l’appréciation d’un individu… Mais la machine ne pourra pas remplacer l’évaluation finale d’un spécialiste"

Archéologie

- L’Autorité des Antiquités d’Israël (AAI) a découvert un papyrus rare du 7ème s avant l’ère courante, venant d’une grotte de Judée, premier indice extra-biblique mentionnant Jérusalem en écriture hébraïque: " mat [me-a]. ha-melekh. moi-Na’artah. nevelim. yi’in. Yerushalima", c’est-à-dire "De la servante du roi, du Na’arat, des pots de vin, à Jérusalem"- Na’aratah est mentionnée dans la Bible, Josué 16/7, lors de la description de la frontière entre Éphraïm et Benjamin: « De Janoach elle descendait à Atharoth et à Naaratha, touchait à Jéricho, et se prolongeait jusqu’au Jourdain ». Selon le Dr Eitan Klein le document constitue une preuve extrêmement rare de l’existence d’une administration organisée dans le royaume de Judée. Il souligne la centralité de Jérusalem comme la capitale économique du royaume, au temps du 1er Temple. Selon Israël Hasson, directeur à l’AAI "la découverte du papyrus montre qu’il existe d’autres artefacts d’importance considérable pour notre patrimoine qui sont en attente d’être découverts dans les grottes du désert de Judée. Les biens patrimoniaux du monde sont pillés quotidiennement par des voleurs d’antiquités, par pure cupidité"
- Les archéologues de l’AAI ont découvert dans le site de Tel Gezer, un trésor de pièces d’or et d’argent dans un pot en porcelaine recouvert de tissu, bien conservé, datant de 3600 ans. Deux autres objets, offrandes à des dieux, ont été trouvés: un médaillon constitué d’un disque en argent gravé d’une étoile à 8 branches; et un sceau égyptien de l’époque des Hyksos, cerclé d’or.
- Yuval Baruch, directeur à l’AAI, a rassemblé les divers artefacts découverts sur le mont du Temple depuis une dizaine d’années et datant des 6/8ème s, avant l’ère courante, à l’époque du 1er Temple: fragments de poterie, ossements d’animaux, noyaux d’olives, objets en argile..
- L’archéologue de la revue National Geographic Fredrik Hiebert: "Enfin nous allons pouvoir visiter le lieu de sépulture de Jésus Christ, le bloc de pierre sur lequel son corps a été déposé". En fait depuis 1555, ce bloc a été caché par un cadre en marbre, qu’on vient de découvrir à l’Église du Saint Sépulcre.
- Lors de travaux au "Migrash Haroussim" (enceinte russe), le Dr Rina Avner et Kfir Arbib, archéologues de l’Office national des Antiquités ont mis au jour des vestiges d’une tour émergeant d’une muraille. Sur sa façade ouest, ils ont trouvé des dizaines de catapultes et des rochers en grand nombre, que les Romains avaient tirés en direction de gardiens du rempart, postés en haut de la tour. Il s’agit d’un témoignage unique de l’attaque intensive menée par l’armée romaine, commandée par Titus, en vue de conquérir la ville et de détruire le 2ème Temple.
- Lors de recherches sous-marines à Tel Dor, l’équipe de Pr. Assaf Yasur-Landau de l’Université de Haïfa a découvert une tablette de pierre de 85 cm, pesant 600 kg portant le nom d’un gouverneur de Judée, Gargilius Antiquus, qui vécut à l’époque de la révolte de Bar Kochba.
- Gilad Itach et son équipe de l’AAI ont découvert au centre de Yehoud, une agglomération datant de 6000 ans et une sculpture étonnante (3800 ans) représentant un penseur assis (cf. Rodin) sur une cruche en céramique

(…)

Défense

- Elbit a mis au point une technologie appelée "GroundEye" pour préparer les équipes civiles ou militaires à une situation d’urgence, que ce soit une attaque de missiles, une violation de frontières ou un tremblement de terre. Le système informe en temps réel les équipes des menaces par une imagerie et des données s’appuyant sur un vécu de situations réelles. Il peut être associé à un système de surveillance existant.
Une équipe spécialisée de Tsahal va utiliser cette technologie révolutionnaire capable de "transcrire" les vidéos avec un sous-titrage en temps réel, décrivant ce qui se passe sur l’écran, afin de fournir des alertes et des recommandations automatiques basées sur d’énormes quantités d’informations analysées.
(…)

Problèmes de société

- En 2015, la fécondité de la femme juive commence à dépasser celle de la femme arabe, soit 3,13 enfants attendus. Il y a 15 ans, les valeurs étaient de 4,3 pour la femme arabe et de 2,6 pour la femme juive. À fin 2015, on comptait 2,8 millions d’enfants dont 2 millions juifs.
(…)

Environnement & énergie

- Beicip Franlab Conseil a évalué le potentiel énergétique des sites explorés à 6,6 millions de barils de brut et de 2.137 milliards de m3 de gaz.
Le champ gazier de Tamar découvert en 2009 dont la production a débuté en 2013, dispose de réserves de 238 milliards de m3. Léviathan découvert en 2010 et dont la production doit commencer en 2019 dispose de réserves 535 milliards de m3 de gaz et de 34,1 millions de barils de condensat.
La Jordanie a signé un accord d’achat de gaz portant sur 8,4 millions de m3/j sur une période de 15 ans, avec une option de 1,4 million de m3 supplémentaires. La vente à l’Europe nécessite de se brancher sur un pipeline via Chypre et la Turquie, la vente à l’Asie nécessite des usines de liquéfaction et un transport maritime, solution peu compétitive au niveau actuel des prix, ou un pipeline Ashqelon/Eilat, en cours d’étude. Deux usines de liquéfaction à grande capacité sont disponibles près d’Alexandrie, en Égypte.
- Fondée en 2011, New CO2 Fuel, qui, après 8 ans de recherches, a mis au point une technologie qui utilise le CO2 libéré par les usines et les industries pour le transformer en carburant. Ce développement a été réalisé en collaboration avec Pr Jacob Kerni de l’Institut Weizmann. Pour produire cet hydrocarbure, un champ de panneaux solaires a été disposé pour chauffer un réacteur à plus de 1.000°C, dissocier deux gaz, le CO2 et le H2O et produire le "Synga", un mélange de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrogène (H2). Synga est un carburant au même titre que le méthanol, le gasoil ou le butane. David Banitt, PDG de New CO2 Fuel: "Le réel problème des énergies renouvelables est l’immense investissement qu’elles demandent, plusieurs milliards $, tout ceci pour peu de profit. Nous avons trouvé la solution bon marché pour résoudre ce problème".

Culture

La Bibliothèque Nationale a acquis 250 documents papier sur le judaïsme afghan, provenant des cavernes de Bamyan et datant des XIe-XIIe siècles, avant l’invasion mongole; les textes en perse, arabe, judéo-perse, judéo-arabe et hébreu donnent des indications précieuses sur la vie en Asie Centrale.
(…)

Sources: Jerusalem Post, IsraelValley, SiliconWadi -- contribution: Albert SOUED
La série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/n40a.htm

Israël et Palestine : la solution à deux États morte et enterrée ?

Au lieu de traiter la lutte palestinienne comme une cause perdue, le nouveau contexte pourrait renouveler l’attention et les manifestations de solidarité.

Richard Falk, Middle East Eye, mardi 7 février 2017

La conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient du 15 janvier dernier, à laquelle 72 gouvernements ont participé, a réaffirmé qu’une solution à deux États devait être atteinte à travers des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.

Celle-ci a été décrite comme la seule et unique voie vers la paix. Cette issue, bien que guère inattendue, semble devoir être considérée avant tout comme une expression de futilité géopolitique, une peur de ce que l’avenir réserve et une absence embarrassante d’un quelconque plan B plausible.

Les États-Unis apportent depuis vingt ans un parrainage diplomatique à une diplomatie d’Oslo défaillante qui ne peut être poursuivie dans les circonstances actuelles, même rebaptisée.

Les nouveaux dirigeants à Washington confèrent une autorité accrue à cette évaluation de fin de parcours. Le président Donald Trump a soutenu énergiquement la vision colonialiste de Netanyahou d’une « solution » israélienne à un seul État.

Des promesses vides

Malgré la fanfare, la procédure de Paris a en réalité creusé l’écart entre la rhétorique publique vide des diplomates et les conclusions pessimistes que les décideurs politiques se transmettent en privé.

Cet écart résulte d’une contradiction embarrassante. Le maintien du consensus à deux États reste une approche utile en matière de relations publiques pour montrer que le calvaire palestinien n’est pas oublié et que la communauté internationale est toujours engagée en faveur d’une solution pacifique au conflit.

Cependant, en privé, on reconnaît qu’il n’y a aucun espoir d’intéresser sérieusement les dirigeants israéliens actuels à un processus diplomatique qui pourrait entraîner la création d’un État palestinien. Cela fait qu’il est futile et trompeur sur le plan politique de continuer à insister en faveur de la solution à deux États.

Sur cette base, il semblerait que la conférence de Paris n’ait été rien d’autre qu’un rituel vide, d’aucune aide aux Palestiniens et sans rapport avec le défi de trouver un moyen acceptable de mettre fin au conflit.

Toutefois, malgré la tentation d’adopter un tel point de vue, il demeure encore de bonnes raisons de faire une pause avant de désigner l’initiative française comme un échec total.

Voici ce que nous devrions nous demander : si la conférence de Paris a été aussi peu pertinente, pourquoi a-t-elle attiré la participation de plus de 70 gouvernements, dont celui des États-Unis ? Mais aussi : pourquoi Netanyahou a-t-il pris la peine de dénoncer la conférence de Paris comme « les dernières secousses du monde d’hier » tout en promettant que « le monde de demain sera[it] différent » ?

Du point de vue du Premier ministre Benyamin Netanyahou, la plus grande différence entre hier et demain est sans aucun doute Trump. Trump ira-t-il vraiment au bout de sa promesse incendiaire de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem ? Comme pour verser un acompte partiel, Trump a désigné David Friedman, un extrémiste pro-colonisation, comme prochain ambassadeur des États-Unis en Israël.

(…)

Avec de telles évolutions en tête, il semblerait bien que Netanyahou ait raison de penser que le monde de demain sera différent – mais peut-être pas comme il l’imagine.

L’effondrement de la diplomatie

À certains égards, la conférence de Paris, tout en provoquant l’ire de Netanyahou, a capitulé face au monde de demain.

François Hollande a veillé à ce que la déclaration finale de la conférence répète la formule de Netanyahou décrivant des négociations directes comme la seule et unique voie vers la paix sans même émettre l’idée d’un État palestinien comme étant l’essence d’une issue souhaitable.

De plus, Hollande n’a pas profité de l’occasion pour demander au Conseil de sécurité de l’ONU de recommander l’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’ONU, une mesure que de nombreux soutiens de la conférence avaient fermement appuyée et attendue.

Même John Kerry a clairement indiqué que la conférence ne devait pas tenter d’exercer une influence politique sur les parties, bien que les dirigeants israéliens aient vivement critiqué le secrétaire d’État américain sortant pour avoir exprimé des opinions anti-colonisation.

Kerry a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des attentes palestiniennes à Paris en téléphonant à Netanyahou le jour de la conférence pour le rassurer sur le fait qu’aucune action supplémentaire à l’ONU ou ailleurs ne serait engagée pour critiquer les politiques et les pratiques israéliennes.

Vivre dans le monde de demain de Netanyahou signifierait que la lutte palestinienne serait traitée comme une cause perdue, ce qui permettrait à tout le monde de cesser de s’intéresser aux mesures prises par Israël pour consolider sa victoire – soit un dernier enterrement public de la solution à deux États.

Pas de fin en vue

Comment devrions-nous comprendre ce moment présent ?

Sur la table de la diplomatie mondiale se trouve cette coquille vide d’une solution à deux États à laquelle personne n’ose désormais toucher.

Face à cet effondrement de la diplomatie, nous assistons en revanche à un nouveau chapitre du long récit de la souffrance et de la déception des Palestiniens.

Abandonnés en réalité par le monde, les Palestiniens semblent voir leur destin progressivement réduit à la poursuite indéfinie des arrangements actuels qui associent une occupation sévère et sans fin en vue à un processus insidieux d’annexion en Cisjordanie et de judaïsation progressive de Jérusalem-Est.

Un tel processus semble prendre la direction d’une déclaration unilatérale d’Israël selon laquelle ses frontières internationales permanentes s’étendent à l’ensemble de la Palestine historique, du Jourdain à la Méditerranée. Passé cette étape, le conflit serait terminé.

L’autodétermination, une lutte pas oubliée

Mais le peuple palestinien et ses représentants les plus authentiques n’acceptent pas cette triste interprétation de leurs perspectives.

De ce point de vue, la conférence de Paris a été une déception – mais pas un échec.

En défiant les souhaits d’Israël, les principaux États du monde ont envoyé un message indiquant que la lutte palestinienne pour l’autodétermination n’a pas été oubliée et ne le sera pas. Cela a renforcé l’initiative prise par le Conseil de sécurité en décembre dernier, lors d’un vote à l’issue duquel quatorze de ses quinze membres ont décidé de condamner l’illégalité de la politique d’expansion des colonies menée par Israël.

Même les États-Unis ont abandonné leur rôle de gardien d’Israël au sein de l’ONU en s’abstenant au lieu d’exercer leur droit de veto.

En d’autres termes, Obama et Kerry sont peut-être partis, mais la plupart des membres du monde d’hier ne sont pas prêts à accepter l’unilatéralisme israélien et l’abandon des droits fondamentaux palestiniens qui en résulterait.

Certes, Trump pourrait causer des remous en transférant l’ambassade américaine à Jérusalem, mais une telle démarche pourrait avoir des contrecoups. Celle-ci pourrait renouveler la résistance palestinienne, générer un plus grand soutien de la part des voisins arabes et intensifier l’opinion publique mondiale en faveur d’une issue juste à la longue lutte palestinienne.

Au lieu de traiter la lutte palestinienne comme une cause perdue, le nouveau contexte pourrait renouveler l’attention et les manifestations de solidarité.

La géopolitique des années à venir est imprévisible à un degré sans précédent. L’affaiblissement du leadership américain pourrait donner plus de place à la solidarité avec la Palestine à l’échelle internationale.

Pour soutenir son rôle, l’Autorité palestinienne pourrait prendre des mesures supplémentaires pour établir son identité d’« État » occupé illégalement, déjà reconnu sur le plan diplomatique par plus de 130 pays et déclaré État non membre par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012.

Il faut s’attendre à ce que la résistance palestinienne sous diverses formes ne disparaisse pas et continue de pousser Israël à s’en remettre à une force excessive pour rétablir l’ordre.

Ce schéma encouragera le mouvement de solidarité mondial à accentuer son militantisme et pourrait finalement pousser les gouvernements à imposer des sanctions.

Connexion

Si vous êtes inscrit, la connexion vous donne accès à certaines informations privées.

Inscription

Si vous n’êtes pas encore inscrit, demandez à l’être :

Inscription

Calendrier

Octobre 2018
D L Ma Me J V S
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3