Le cardinal Jean-Louis Tauran, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États et chevalier de grand-croix de l’Ordre, a exposé :

Dans le conflit israélo-palestinien, les interventions des papes et de leurs plus proches collaborateurs peuvent être résumées ainsi : chaque peuple a droit à la dignité, à la justice, à la paix, à l’autodétermination et à la sécurité. Mais on ne peut évidemment pas s’assurer ces droits à soi-même tout en piétinant ceux des autres. […]

Le Saint-Siège, surtout après l’annexion par la force de la part d’Israël de la zone « est » de la ville [de Jérusalem], a plaidé pour l’adoption d’un « statut spécial internationalement garanti » afin de sauvegarder le caractère unique des parties les plus sacrées de la Ville, chère aux trois religions monothéistes.

C’est dans ce contexte que les papes et le Saint-Siège durent accomplir leur service de promotion de la paix parmi les peuples et de rassemblement des différentes traditions religieuses, tout en gardant toujours en mémoire la ville de Jérusalem et les Lieux saints, qui faisaient déjà l’objet d’une confusion politique.

En effet, la Terre sainte a représenté une question centrale à laquelle les papes ont été confrontés depuis le Moyen Âge.

Jérusalem et lieux saints

La position du Saint-Siège en faveur d’un « statut spécial internationalement garanti » pour Jérusalem et les lieux saints est présentée dans la page spécifique à ce sujet.

Deux États

Le Saint-Siège soutient la coexistence pacifique de deux États conformément au discours du pape au Sacré Collège du 22 décembre 1975 :

Bien que conscient de la tragédie pas si lointaine qui a conduit le peuple juif à chercher un refuge sûr et protecteur dans son propre État souverain et indépendant, et précisément parce que nous en sommes conscient, nous aimerions inviter les fils de ce peuple à reconnaître les droits et les légitimes aspirations d’un autre peuple, qui a aussi longtemps souffert, le peuple palestinien.

Bienheureux Paul VI.

Le Saint-Siège a reconnu l’État de Palestine en 1988. Il a établi des relations diplomatiques avec l’O.L.P. le 26 octobre 1994 et a conclu avec elle un Accord fondamental du 15 février 2000, sur la base duquel il a conclu avec l’État de Palestine un Accord global du 26 juin 2015 (communiqués en français et en italien et en anglais), concernant principalement l’activité de l’Église catholique et sa reconnaissance juridique en Palestine, et réaffirmant le souhait d’une résolution de la question israélo-palestinienne dans le cadre de deux États.

Il a aussi reconnu l’État d'Israël en 1993, a conclu avec lui un Accord fondamental du 30 décembre 1993 (non ratifié par Israël) et a établi avec lui des relations diplomatiques plénières en juin 1994. Par l’accord de personnalité juridique du 10 novembre 1997, l’État d’Israël reconnaît pleinement les effets civils de la personnalité juridique de l’Église catholique et des organismes ecclésiastiques, la portée de ce principe restant à préciser. Des négociations suivent leur cours depuis 1994 sur des sujets à caractère économique : propriétés de l’Église, fiscalité, etc.

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